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Les images ne vous auront pas échappé : OVH, leader européen de l’hébergement informatique, a perdu un de ses centres d’hébergement Cloud dans un incendie. Avec des conséquences dramatiques pour certains clients, qui y ont laissé serveur et données. Alors, pas si sûr que ça le Cloud ? La conclusion pourrait s’avérer un peu hâtive.

Les chiffres peuvent donner le tournis aux néophytes : 12’000 serveurs, et 3.6 millions de site Web affectés. En quelques heures, le feu spectaculaire qui a ravagé un centre de données d’OVH à Strasbourg (FR) a fait des dégâts considérables. Et laissé pas mal de clients sur le carreau. Car en plus d’avoir subi une interruption de leurs services, certains ne les verront tout simplement pas redémarrer. Alors, la faute à qui ?

L’incendie du 9 mars 2021 dans les faits

Commençons par déminer le terrain : OVH dispose de sauvegardes des données et services qu’il héberge. Ce service de copie fait même parfois partie de la prestation fournie, ce qui donne 2 niveaux de protection : les backups gérés par le client, et la sauvegarde générale de ses infrastructures par OVH. L’hébergeur a d’ailleurs publié dans un communiqué quelles données étaient récupérables, sur chacun de ces deux niveaux, service par service.

Mais c’est la localisation des données de sauvegarde qui a constitué le facteur de risque. Car certains services localisés à Strasbourg voyaient leurs données recopiées… dans la salle d’à-côté ! En cas d’incident majeur – dégât des eaux ou incendie, ce type d’approche amène à ce que les données soient détruites en même temps que les backups. Et c’est ce qu’il s’est passé.

Avec données et sauvegardes côte-à-côte, le moindre incident pouvait se transformer en catastrophe

Difficile de savoir dans quelle mesure OVH est fautif. Car si les services sont fournis tels quels, sans garantie de disponibilité ou de pérennité, c’est au client de réaliser ses backups. Mais la liste de services affectés évoquée plus haut mentionne aussi des prestations haut de gamme, dont OVH assure la protection, et dont les données de backup étaient pourtant situées sur le même site. OVH n’est donc pas exempt de reproche, et s’est fendu des sempiternelles excuses.

Le client reste maître des besoins et des risques

Sur le papier, est-ce que cela remet en cause le modèle Cloud ? Les plus réticents diront qu’avec une infrastructure sur site, un client n’aurait pas subi ces dégâts. Et les pro Cloud objecteront. Car il faut prendre soin de comparer ce qui est comparable. Un incendie d’une infrastructure locale aurait au moins autant de répercussions sur la disponibilité des données. A moins d’avoir externalisé les backups… dans le Cloud !

Jeter le bébé avec l’eau du bain est inutile : c’est son usage qui doit être revu, pas le Cloud lui-même

Comme toujours, il faut faire preuve d’un peu de bon sens. Est-ce que les stockage Cloud sont plus sécurisés que les infrastructures sur site ? Oui, sans aucun conteste, à coût égal en tout cas. Pour autant, les mettre dans le Cloud ne vous exempte pas de prendre des précautions. Dans le monde automobile, l’invention de l’Airbag n’a dispensé personne du port de la ceinture, que je sache.

Cloud ou pas, vous restez donc maître de la protection de vos données, et de la stratégie que vous souhaitez appliquer. Car si un backup minimal est appliqué par l’hébergeur, sans même que cela ne fasse officiellement partie du service, vous ne devrez pas compter dessus. La fréquence et la destination des sauvegardes restent donc une prérogative du client.

Hébergement de serveur Cloud : évidences et bonnes pratiques

Alors, quelles bonnes pratiques mettre en œuvre ? Tout d’abord, définissez vos besoins et vos contraintes. Si votre site Web ou votre application sont critiques (par exemple, un site de vente en ligne), vous n’adopterez pas le même plan de sauvegarde que pour un petit site institutionnel de quelques pages. Il faut donc définir le temps d’indisponibilité qui reste acceptable pour chaque brique de votre infrastructure.

Ensuite, vérifiez les garanties de service qui vous sont proposées. Est-ce que la sauvegarde est incluse ? A quelle fréquence ? Cette fréquence est-elle compatible avec vos besoins ? Pour un hébergement low-cost, il y a fort à parier qu’on ne vous garantira pas grand-chose. Vous devrez donc procédez vous-mêmes aux sauvegardes. Et votre « pas cher » ne le sera plus vraiment.

Si vous n’avez pas de contrôle sur les sauvegardes, faites-les vous-mêmes

Dernière recommandation, et probablement la plus importante : assurez-vous toujours que données primaires et sauvegardes sont séparées géographiquement. S’il y a le moindre doute en la matière, prenez les devants et souscrivez un service de sauvegarde géo-redondé. Les services Cloud dignes de ce nom vous garantissent une réplication des fichiers dans une région donnée, à plusieurs dizaines de kilomètres de distance, à moindre coût.

La fiabilité extrême des services Cloud donne l’illusion d’une sécurité garantie à 100%. Alors que ces services restent soumis aux bonnes pratiques de gestion d’une infrastructure informatique, Cloud ou pas. Leur densification intense dans les datacenters a des conséquences tout aussi extrêmes en cas d’incident, et les met à la une des journaux. Ils vous apporteront pourtant des bénéfices immenses, pour autant qu’ils soient utilisés avec bon sens. Et gérés avec sérieux.

Emmanuel Dardaine

emmanuel dardaine expert cloud

Votre bon vieux serveur tire la langue. Performances en berne, disques remplis à ras bord : il n’en a plus pour longtemps. Au moment de le remplacer, vous pensez à faire héberger votre nouveau matériel en dehors de vos locaux, en location. Et là, de nombreuses options s’offrent à vous. Avec des coûts et des caractéristiques bien différentes. On vous aide à faire le tri dans la jungle des offres.

Quand vous devrez envisager l’hébergement de votre serveur, les alternatives seront nombreuses. Serveur Cloud, dédié, privé virtuel, difficile de faire un choix. Vous vous sentez perdu ? Pourtant, quelques critères de décision simples vous permettront de viser juste. Prix, exclusivité des ressources, évolutivité diffèrent entre chaque modèle. On vous aide avec un passage en revue des possibilités, agrémenté de quelques conseils pour ne pas vous rater.

Le serveur dédié

Il y a quelques années encore, externaliser son serveur pouvait se résumer à remplacer votre vieille machine, par une autre, bien concrète et dédiée, mais hébergée chez un fournisseur de services. Finalement, une sorte de continuité dans le changement. Dans ce cas de figure, Le serveur vous est réservé (il est dédié), mais il ne vous appartient plus. Vous le payez mensuellement, bien souvent sous réserve d’un engagement dans le temps.

Si cette solution vous permet de vous abstraire du matériel dans vos bureaux, elle ne change pas grand-chose : vous paierez la machine tout le temps de son amortissement. Et en cas de panne, vous en subirez les désagréments : l’hébergeur doit changer les pièces défectueuses, et vous, subir une perte d’exploitation. Au moins vous bénéficiez de ressources garanties (mémoire, processeur, disque), mais au prix fort. Et vous avez les clés du camion pour paramétrer votre machine aux petits oignons.

Le serveur privé virtuel

Pour la faire courte, il s’agit donc d’un serveur dédié découpé en morceaux, sous forme de serveurs virtuels. Ces serveurs disposent généralement de ressources attribuées, mais pas garanties, afin de proposer un coût relativement modeste. La pratique veut que les ressources du serveur soient vendues plus d’une fois, celles-ci n’étant généralement pas utilisées à 100%. En comparaison du serveur dédié, vous n’avez plus la main sur le matériel, vous ne pouvez pas jongler avec les ressources (par exemple : ajouter de la mémoire), et les faire évoluer à la baisse ou à la hausse. A moins de le demander à votre hébergeur. Et une panne du matériel vous impactera toujours directement.

Utiliser un serveur Cloud, c’est bénéficier de ressources quasiment illimitées. Et être capable de les adapter en permanence.

Faisons une analogie : si un serveur dédié est une maison individuelle, un serveur privé virtuel est un appartement. Vous pouvez disposer de l’ascenseur dans son entier. Mais si quelqu’un a appuyé sur le bouton avant vous, vous devrez patienter un peu. C’est le principe des parties communes. Avec au bout du compte, des coûts partagés, mais pas d’exclusivité sur les ressources. Avantage : vous ne payez pas, par exemple, les licences du logiciel de virtualisation (VMWare, HyperV, Xen, etc.) que vous devriez supporter sur un serveur dédié.

Le serveur Cloud

Le serveur Cloud est une évolution du serveur privé virtuel. Au lieu de reposer sur une machine unique, il fonctionne sur un ensemble de ressources (disons plusieurs machines en parallèle). Cela vous protège déjà des risques de panne de matériel : en cas de crash, le serveur Cloud se déplacera virtuellement pour utiliser les machines physiques encore à disposition. Mais surtout, par effet de volume, ces ressources sont quasiment illimitées. L’effet de mutualisation vous garantit de toujours disposer de ce pour quoi vous payez (processeur, mémoire).

Reprenons notre comparaison. Au lieu d’habiter dans un bâtiment unique, vous regroupez les constructions et mutualisez les ascenseurs. Si cela ne vous prémunit pas que tous les lifts soient appelés au même moment, cela réduit grandement la probabilité d’un tel événement. Et surtout, en cas de panne d’un des ascenseurs, il est probable que vous ne vous en aperceviez même pas, les ressources étant toujours en nombre suffisant pour absorber une panne d’un élément. Dites-vous que les grands centres de données Cloud hébergent des milliers, voire des dizaines de milliers de serveurs.

L’heure du choix a sonné

Si le serveur dédié peut paraître rassurant, il appartient malheureusement au passé. Vous paierez pour ce que vous n’utilisez pas. Et vous serez limité dans vos évolutions. Il vous force à viser juste dès le départ lorsque vous devrez faire son dimensionnement. Ce qui peut être difficile pour une startup qui démarre, ou un site e-commerce qui n’a pas vu venir son succès du Black Friday. Le serveur privé virtuel vous apporte plus de flexibilité, mais dans des limites qui seront vite atteintes, et avec le risque toujours présent d’une panne.

Le serveur Cloud réunit finalement le meilleur des deux mondes : une garantie de disponibilité des ressources proches du serveur dédié, et une tolérance aux pannes meilleure que le serveur privé virtuel. Autre avantage, la possibilité de faire évoluer votre parc en l’espace de quelques clics, sans être limité par la machine qui fait tourner votre serveur Cloud, car ce sont en fait plusieurs machines. Des milliers. Les grands hébergeurs proposent même maintenant des systèmes de mise à l’échelle qui permettent de redimensionner automatiquement vos parcs de serveurs, au gré des événements et déclencheurs que vous aurez définis. Un dernier biscuit ? Le coût évidemment. Là encore, l’effet de masse joue à plein.

Voilà, vous avez maintenant toutes les cartes en main pour faire le bon choix. En fonction de vos besoins, de vos contraintes et de votre trésorerie. Si jamais le serveur Cloud vous intéresse, et on imagine que c’est le cas si vous avez lu jusqu’ici, il ne vous reste plus qu’à prendre contact avec nous grâce au formulaire ci-dessous pour une évaluation rapide. Nous pourrons vous fournir un devis et prendre avec vous l’ascenseur vers la dématérialisation.

Steel Blue : all inclusive, all right !